jeudi 26 mars 2020

Vie personnelle, Vie professionnelle... et Excellence !



En France, depuis le début des années 2000 et de ce que j'ai pu constater, la PNL est devenue une sorte de référence dans l'atteinte d'une excellence personnelle, relationnelle ou commerciale. C'est cette image qui sous-tend l'intégration de nombreuses de ses techniques dans toutes les formations de vente (sans qu'il n'y ait aucune notion d'exclusivité, puisque la PNL est comme un corps de techniques évoluant constamment grâce à ses praticiens).

Ce qui motive l'individu ou l'entreprise à avoir recours à la PNL ou à l'une de ses branches tient en fait en une question : comment devenons-nous excellents dans une discipline ?

L'excellence - kung-fu ou gong-fu en chinois si mes souvenirs sont exacts - ne désigne sans doute pas une discipline ( martiale ou non ) en ce qu'elle est généralement atteinte via un entraînement et une pratique disciplinés et la création des habitudes / routines qui vont avec. L'excellence est davantage le résultat final d'un engagement, d'une persévérance et d'une rigueur à être meilleur et faire mieux que la veille.
Le principal obstacle que beaucoup ont avec l'atteinte de l'excellence réside dans ce qu'elle requiert patience et inconfort ; elle exigence de la constance et ne sera jamais envisageable sans un niveau d'effort à 100%...

Ce sont là des "ingrédients" auxquels la plupart des gens ne consentiront jamais ou pas assez longtemps, tout en se sentant simultanément tristes de ne pouvoir vivre une vie "excellente". Pourtant, l'excellence n'est pas une destination dans une vie, elle est plutôt un voyage qui ne cesserait jamais.


L'important n'est pas la destination, c'est le chemin...


Une illustration ? Federer, Nadal, Djokovic sont tous trois excellents dans leur domaine tennistique. Et pourtant, ils sont toujours salués par les autres joueurs comme étant des monstres de régularité, d'engagement et d'intensité dans leurs entraînements.
Qu'est-ce qui a fait de George St Pierre le GOAT ( débat ouvert )du MMA ? Son exemplarité à l'entraînement, sa conscience professionnelle permanente entre deux combats, qui lui épargnait d'ailleurs les effets yo-yo sur son physique.
Cristiano Ronaldo, LeBron James, Kobe Briant... la liste est longue de ces champions d'exception qui ont un énorme point commun : celui de ne jamais s'être satisfait de leur niveau pour toujours chercher à gratter ces millièmes de pourcentage de réussite supplémentaires qui feraient toujours une différence. Différence qui serait faite avec tous ceux qui se contentent de viser un niveau précis.
Lister les exemples dans le sport est le plus visuel pour nous tous. Nonobstant, tous ceux qui sont allés chercher le succès dans leur domaine et en accord avec leurs objectifs de vie l'ont fait en cherchant toujours à apprendre, à s'améliorer et en se remettant eux-même en question.


Colin L. Powell écrivait que "l'excellence n'est pas une exception, c'est une attitude prédominante".


Au final, n'est-il pas qu'une seule question à nous poser : quelle est notre relation avec l'inconfort ( sortie de zone de confort ) ? Et à quel point sommes-nous prêts à aller loin hors de cette zone de confort, pour nous créer une vie qui semblerait si attirante à ceux confinés dans leur confort, qu'ils finiraient par vous demander conseil sur ce que vous avez fait ?

Je vous laisse réfléchir là-dessus et merci pour votre suivi.

A bientôt pour une prochaine lecture.
Hervé.


dimanche 22 mars 2020

Ces mots qui régissent votre Vie : Les Modalités








Les "Modalités" que je tiens à aborder renvoient à nos modes opératoires. Ce sont des mots comme doit, devrait, peux, ne peux pas, faudrait... et ils indiquent une possibilité ou une nécessité. Il y a en effet une différence fondamentale entre faire quelque chose parce que nous croyons que nous devons le faire ou parce que nous voulons le faire.

Comme évoqué dans l'article traitant des métaphores, les mots que nous employons quotidiennement sont toujours révélateurs des règles de vie que nous suivons et de ce qui se passe en nous.

Dès notre plus jeune âge, nous apprenons à exprimer nos expériences et nos émotions en mots pertinents. Nous apprenons à associer des mots avec des objets et des personnes, au premier rang desquelles "Papa" et "Maman". Ainsi, quand arrive le visage de Papa, nous l'associons avec le mot "Papa", qui nous est énoncé à chaque fois. Et quand nous voyons un chien, ou une image de chien, on nous apprend à associer le mot "chien".

Nous apprenons alors à construire des phrases, communes chez les enfants : "J'ai faim" ou "Je veux", "Je ne veux pas".

Il s'agit de communication humaine à son niveau le plus élémentaire, autour des besoins les plus basiques. Nous communiquons notre faim en articulant "J'ai faim" et nous déduisons que si nous le répétons assez longtemps, assorti de pleurs ( souvent ), il y a de bonnes chances que nous soyons nourris, au final.

La communication peut être qualifiée de "consciente" dès lors que nous décidons des objectifs que nous voulons atteindre en communicant. Une fois que nous prenons conscience de ce que nous voulons communiquer à une autre personne, nous utilisons spontanément les mots dont nous espérons qu'ils nous aident à atteindre le meilleur résultat possible.


Ensuite, en grandissant, nous associons progressivement des mots à chacune de nos expériences de vie, le plus souvent inconsciemment.


Nous attachons des mots à tout ce que nous pouvons identifier dans notre vie, pour ensuite nous rappeler ces mots et les réutiliser inconsciemment quand nous rattachons deux expériences ensemble. Lorsque nous prenons des décisions dans notre vie quant à ce que nous pouvons ou ne pouvons pas faire, nous étiquetons chacune de ces décisions avec un "je peux" ou un "je ne peux pas".

Ainsi, si vous lancez une discussion avec quelqu'un et qu'à un moment ou un autre, vous vous mélangez les pinceaux ou dites quelque chose de travers ( pour l'interlocuteur ), et que la discussion finisse en conflit, vous pourriez en déduire que vous "ne pouvez pas" communiquer correctement avec les autres. Si cette expérience se renouvelle et si cette croyance se renforce donc avec le temps, cela va nuire à votre confiance à chaque fois que vous voudrez interagir avec qui que ce soit. La prochaine fois que l'on vous posera une question, vous estimerez quelle sera la réponse "juste" à apporter et finirez par faire croire à cette personne que vous répondez honnêtement alors que ce ne sera pas le cas, vous essayerez simplement de répondre correctement. Pigé ?


Les opérateurs de modalité


Si vous effectuez une présentation en réunion à votre travail et que cette présentation ne se déroule pas aussi bien que vous l'auriez souhaité, vous pourriez établir que vous "ne pouvez pas faire de présentation". La prochaine fois que quelqu'un vous demandera d'effectuer une présentation devant un groupe, l'échec que vous aviez vécu vous reviendra invariablement à l'esprit ainsi que votre décret "je ne peux pas prendre la parole en public". Par conséquent, vous répondrez à cette personne que vous "ne pouvez pas prendre la parole en public."

Ainsi, c'est tout simplement lorsque nous attribuons naturellement des significations à nos expériences que nous édictons les règles de nos propres vies. Et ces règles existeront de facto, jusqu'à ce que nous en prenions conscience et décidions de les modifier, c'est-à-dire intentionnellement.

Et l'un des moyens que nous avons à disposition pour identifier quelles sont nos propres règles ou quelles sont celles appliquées par les personnes autour de nous, revient à basiquement écouter le langage utilisé.



Une modalité est un terme de PNL (un verbe qui modifie un autre verbe) utilisé pour identifier les mots spécifiques qui nous permettent de déterminer nos règles & préférences. La modalité est - grosso modo - notre mode de fonctionnement préféré.

Pour le reformuler, la modalité est un résumé de comment nous internalisons nos expériences. Dans les années 1970, c'est en demandant à ses patients de dire "je refuse" plutôt que "je ne peux pas" que Fritz Perls les encourageait à assumer la responsabilité de leurs choix et en retour, de se sentir plus en contrôle en identifiant leur capacité de choisir.


On dénombre 6 grandes familles de modalités, dont aucune n'est exclusive chez quelqu'un et qui peuvent parfois se combiner ou entrer en conflit ( auquel cas, la plus forte l'emporte ) :
  • Modalité de Nécessité ( je dois, il faut, on attend de moi que, je suis supposé... ) ; 
  • Modalité de Nécessité Négative ( je ne dois pas, il ne faut pas, je ne suis pas supposé... ) ; 
  • Modalité de Probabilité ( il faudrait, il se pourrait que, il vaudrait mieux, je devrais... ) ; 
  • Modalité d'Improbabilité ( il ne faudrait pas que, je ne devrais pas... ) ; 
  • Modalité de Possibilité ( je suis capable de, je peux, je ferai... ) 
  • Modalité d'Impossibilité ( je ne peux pas, je ne suis pas capable, je refuse... ). 

Henry Ford était complètement dans le vrai quand il déclarait "Peu importe que vous pensiez pouvoir ou ne pas pouvoir ; vous avez raison dans les deux cas." En fait, vous pouvez reprendre un contrôle massif sur votre manière de vivre votre vie, si vous identifiez quelles règles dictent vos décisions et jetez celles qui vous limitent !

Et le premier pas consiste à "écouter" comment nous parlons : ne serait-ce que réaliser quelles sont nos règles revient à les challenger et ne pas leur laisser toute la place au poste de commande.


Parfois, il arrivera même que changer une Modalité induise un changement considérable dans notre attitude ( ou celle d'autrui ) en quelques instants. Il n'est d'ailleurs pas rare que l'une de nos frustrations majeures soit liée à une incongruence dans l'un des domaines de notre vie, c'est-à-dire que certaines de nos valeurs / Modalités ne soient pas alignées.


Les différences opérées par les Modalités se révèlent dans la manière dont nous percevons et sommes attentifs à nos expériences comme nous avançons dans la vie.

Ainsi, lorsque nous prononçons une phrase du type "Il faut que je m'y mette et finisse ce dossier", le marqueur de la Modalité nous indique que c'est le Méta-Programme de Nécessité ( article à venir ) qui nous fait bouger.

C'est bien pourquoi, une fois que nous gagnons en expérience et efficacité pour identifier puis modifier ces modalités qui sont omniprésentes dans notre langage quotidien, nous gagnons en contrôle sur nous même et prenons des décisions alignées & cohérentes avec nos objectifs, nos priorités et surtout, nos valeurs.


Pour aller plus loin


Pour effectuer un premier pas et mieux vous comprendre, que diriez-vous de commencer à dresser une liste de 6 règles qui règlent votre vie ?

Qu'est-ce que vous êtes supposé faire dans votre vie ?

Qu'est-ce que vous ne devriez pas faire dans votre vie ?

Qu'est-ce que vous pourriez faire au cours de votre vie ?

Qu'est-ce que vous ne pourriez pas faire au cours de votre vie ?

Qu'est-ce que vous pouvez faire vraiment bien ?

Qu'est-ce que vous ne pouvez pas faire vraiment bien ?


Merci et à bientôt pour une prochaine lecture !

Hervé.